Statistiques

Date de création : 12.02.2017
Dernière mise à jour : 04.07.2024
256 articles


Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Château (22)
· Mes Photos (17)
· Ruines de guerre Lorraine (10)
· 54 Fortifications Dpt54 (9)
· 001 Mon profil Description du blog (9)
· 11 Fortifications Dpt11 (1)
· Donjon Tour Maitresse (7)
· 27 Fortifications Dpt27 (4)
· 21 Fortifications Dpt21 (6)
· Perso Archéologie (9)

Derniers commentaires Thèmes

archeologie arnaville belgique bibliothèque blamont chapelle chateau chateau fort chatel saint germain chatel st germain citadelle commanderie

Articles les plus lus

· Montmaur (11) Château de Valès 01
· Ars-sur-Moselle (57) Fort Driant Feste Kronprinz 03
· Compeyre (12) Château de Cabrières 01
· Haraucourt (54) Ruines Guerre 14-18 01
· Présentation

· Rombas (57) La tour de Drince 01
· Busséol (63) Château fort 01
· Eix (55) Le fort de Tavannes 01
· Bourg-Argental (42) Château d'Argental 01
· Ars-sur-Moselle (57) Fort Driant Feste Kronprinz 02
· Concressault (18) Le château fort 01
· Azat-le-Ris (87) Château de Ris-Chauveron 01
· D39 Les-Planches-en-Montagne Château de la Folie 01
· D50 Saint-James Château de Paluelle 01
· Haraucourt (54) Le château fort 01

Voir plus 

Blogs et sites préférés

· lolita1902
· Seulement Les Chanteurs
· mariepierre86
· dessinsagogo55
· souvenir-memorial
· hanako-mizuki-passionjapon
· thelirzachronicles
· argonnaize
· lescreasdepatchie3340


Rechercher

57 Fortifications Dpt57

Châtel-Saint-Germain (57) Mont Saint-Germain 01

Publié le 02/01/2022 à 14:12 par scramasaxe Tags : cpa chatel saint germain prieuré église
Châtel-Saint-Germain (57) Mont Saint-Germain 01
 
Les ruines de l'église, le mur Est et un pan du clocher. CPA ayant circulé en 1904.
 
Châtel-Saint-Germain (57) Mont Saint-Germain 01
L'église
 
Adapté de Wikipedia et de diverses sources voir la bibliographie et internet ci-dessous
 
Châtel-Saint-Germain
Pays France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Metz Métropole
Gentilé Castelgerminois
Population municipale 1 916 hab.
Coordonnées 49° 07′ 28″ nord, 6° 04′ 49″ est
Altitude Min. 176 m Max. 355 m
 
Châtel-Saint-Germain est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
Le village se trouve au pied du mont Saint-Germain, un promontoire rocheux long de 570 m pour 100 m de largeur culminant à 312 mètres d’altitude et situé entre la vallée de Montvaux et le vallon du Tagnon, un ruisseau.
 
 
Toponymie
Castellum (930) ; Castel (1128) ; Chaistelz (1161) ; Castillum (1181) ; Chates (1210) ; Castrum (1219) ; Chaistes (1284) ; Chaistel (1330) ; Chatez (1330) ; Chasteilt (1382) ; Chaité (1387) ; Chaustel (XVe siècle) ; Chastel-de-soubz-Sainct-Germain (1421) ; Castel-dessoub-Saint-Germain (1444) ; Chastel-soubs-Sainct-Germain (1457) ; Chastelz-Saint-Germain (1497) ; Chaistel-soubz-Sainct-Germain (1544) ; Castrum, Castra (1544) ; Chastel-Sainct-Germain (1599) ; Chatey (XVIIe siècle) ; Chasté-Saint-Germain (1608) ; Chateles (1620) ; Chaté-Saint-Germain (XVIIIe siècle) ; Chaptel-sous-Saint-Germain (1736).
 
Châtel-Saint-Germain est situé à 7 km à l’ouest de Metz sur la RD 643. Le village occupe le fond d’une vallée qui entaille la Côte de Moselle et qui est parcourue par le ruisseau de Montvaux, un petit affluent de la Moselle.
Les ruines médiévales occupent le mont Saint-Germain un éperon de la Côte de Moselle, qui domine le village d’une centaine de mètres, à 312 mètres d’altitude.
 
Il est encadré au nord-est par la vallée du ruisseau de Montvaux et au sud-ouest par le vallon d’un court affluent, le Tagnon.
Géologiquement, ce promontoire appartient à l’étage géologique du Bajocien inférieur et moyen composé de calcaires durs fissurés.
 
Le mont Saint-Germain est un site archéologique et historique original en Lorraine par la diversité et la nature des modes d’occupation qu’il a connus de la Préhistoire à nos jours. Autrefois, on ne voyait qu’un pan d’une tour émergeant des ruines. À partir de 1969 et pendant une dizaine d’années, des archéologues, amateurs passionnés, entreprirent de dégager ce qui était l’église de l’ancien prieuré de l’abbaye de Saint-Vincent de Metz. Ils mirent au jour également quelques sépultures dont les plus anciennes dataient de l’époque mérovingienne.
Au haut Moyen Âge, à partir de la fin du VIe siècle et au VIIe siècle, une nécropole mérovingienne est installée sur la partie occidentale de la pointe du promontoire : les archéologues pensent – c’est une hypothèse vraisemblable en l’absence de preuve archéologique - qu’une chapelle chrétienne construite à l’extrémité de ce rocher a attiré l’installation du cimetière, d’autant que plusieurs sépultures témoignent de la christianisation de la population. L’utilisation de la nécropole perdure, au moins, jusqu’à la fin du XVIe siècle : 374 sépultures ont été fouillées.
 
Mais ce n’est qu’à partir du XIe siècle que l’existence d’une église dédiée à saint Germain au lieu-dit castels (antérieure donc à l’édifice visible aujourd’hui), est attestée par une charte de Poppon, abbé de Saint-Vincent de Metz, en 1026.
Ce toponyme induit également la présence d’une fortification sur le mont.
 
À partir du milieu du XIIe siècle, des textes émanant de l’évêque de Metz puis du pape confirment l’abbaye de Saint-Vincent dans sa possession de l’église de Saint-Germain et du prieuré attenant à celle-ci qui abrite une petite communauté de moines bénédictins.
Si les bâtiments de ce dernier sont très arasés, l’église, dégagée par les premiers fouilleurs dans les années 1970, correspond à une reconstruction plus grande que celle qu’elle remplace : elle est datée de l’époque romane (XIIe siècle) et a été remaniée au XIVe siècle.
Le prieuré, comme d’autres en Lorraine, entre en décadence à partir du XVe siècle : l’amenuisement des ressources, les ruines entraînées par les guerres, la faible pratique du culte du saint conduisent au départ des religieux en 1584. Même s’ils possédaient un édifice de culte pour la pratique quotidienne, l’église continua à servir de paroisse officielle pour les villages de Châtel et d’Amanvillers, jusqu’à sa destruction en 1760 du fait de son mauvais état.
 
À la pointe de l’éperon, la fouille partielle du site a permis de mettre au jour de nombreuses constructions entres autres, l’église et les bâtiments du prieuré ; cinq bâtiments dont un abritant un four à pain ; deux citernes : une circulaire dans le prieuré et une plus grande rectangulaire. Toutes ces constructions sont entourées par une enceinte de plan presque triangulaire épousant la pointe de l’éperon.
 
Le cimetière paroissial s’est développé à partir du XIe siècle sur une partie seulement de la nécropole du haut Moyen Âge, le long des murs gouttereaux de l’église, devant le vestibule du XIVe siècle et autour de l’abside (avec aussi quelques tombes dans l’église et dans le vestibule).
Au sud-ouest le prieuré, dominé par le pan du clocher de l'église.
 
Les ruines les mieux conservées correspondent à l'église du XIIe siècle remaniée au XIVe siècle. C'est un édifice de type basilical à trois vaisseaux de 27 m de longueur sur 14,50 m de largeur. 
Une abside semi-circulaire est flanquée de deux chapelles à chevet plat dans le prolongement des collatéraux. Les autels en maçonnerie subsistent.
A l'opposé du vaisseau principal et de l'abside, s'élève la tour-clocher dont un pan se dresse encore à 9 m de hauteur. Une fenêtre romane est visible. Cette tour clocher est encadrée de salles destinées au service du culte.
Au XIVe siècle, la construction d'un porche au nord agrandit l'entrée existante tandis que l'abside est remaniée.
 
On est en présence d’un cimetière fortifié comme il en existait en Alsace et dans d'autres régions. Ici un cimetière fortifié attesté déjà au XIIe et XIIIe siècles, appartenant à l’évêque de Metz, une forme type de ces forteresses.
 
 
Chatel-St-GermainS1_1
Localisation (image Wikipedia)
 
 
 
ChatelSc1
Le pan du clocher en mai 1974, perdu dans les taillis. Ma première visite au Mont Saint Germain. (photo scramasaxe)
 
 
 
 
ChatelSc2
L'église en cours de fouille en 1978, devant le pan du clocher un bâtiment du prieuré. (photo scramasaxe)
 
 
 
 
ChatelSc3
L'église en cours de fouille en 1978, à l'avant la cour du prieuré puis
des salles destinées au service du culte. (photo scramasaxe)
 
 
 
ChatelSc4
L'abside semi-circulaire est flanquée de deux chapelles à chevet plat
 avec les autels (en 1978). (photo scramasaxe)
 
 
 
ChatelWi1
Les ruines récemment, (photo Wikipedia Aimelaime)
 
 
 
ChatelC1
Les ruines fenêtres et voute moins abimées que actuellement. CPA vers 1900.
 
 
 
ChatelWi2
Tombes, sarcophages et entrée du porche du XIV siècle, puis le pan du clocher.
 (photo Wikipedia Tehkni)
 
 
 
ChatelC4
Les ruines. CP
 
 
 
ChatelSc5
Le porche du XIVe siècle avec à l'arrière un aspect
 du remblai qui recouvraient le tout (en 1978). (photo scramasaxe)
 
 
 
Bibliographie
 
FORTIN Wulfran, Guillaume Jacques, Lefebvre Claude (rédacteur), Quiram Gérard, Sibert Patrick, Wieczorek Alain,
Le site archéologique du Mont Saint-Germain, Châtel-Saint Germain (Moselle), Itinéraire du Patrimoine n° 283, Éd. Serpenoise, Metz, 2003, 32 p.
 
GUILLAUME Jacques (avec la collaboration de Lefebvre Claude), La nécropole médiévale du « Mont Saint-Germain »
(VIe-XVe siècle) à Châtel-Saint-Germain (Moselle), Presses Universitaires de Nancy, 2010, 526 p.
 
LEFEBVRE Claude, « Archéologie et histoire au Mont SaintGermain », L’Austrasie, n°8, 2015, pp. 14-19.
 
LEFEBVRE Claude, « Chevaliers et religieux au Mont Saint Germain (Châtel-Saint Germain, Moselle), Bilan des connaissances, état des questions », Les Cahiers Lorrains, n° 2, 2021, p. 21-33, et n° 1, 2022 (Les 2 N°. vont  paraîtres en 2022).
 
SIBERT Patrick, « Les châteaux épiscopaux de Châtel-Saint-Germain », L'Austrasie, n°13, 2021, pp. 22-41. 
 
WENDLING Edgar, Châtel-Saint-Germain : Glanes, 2 fascicules, Châtel-Saint-Germain, 1983, 466 p.
 
 
Internet
 
Chatel Wikipedia
Licence Wikipedia
 
002 Mon Profil Archéologie
 
Topographie et microreliefs à Châtel-Saint-Germain
 
Cercle archéologique et historique de Châtel-Saint Germain
 
Site officiel de Châtel-Saint Germain
 
Châteaux et Prieurés Actes du premier colloque de Bellecroix (Chagny) - 15-16 octobre 2011. Sous la direction d'Hervé Mouillebouche Préface de Vincent Tabbach 370 p, Chagny, 2011 
Charles Kraemer Châteaux et Prieurés : actes du premier colloque de Bellecroix, 15 et 16 octobre 2011
 
Charles KRAEMER - Châteaux et prieurés de Lorraine (Xe-XIIIe siècle) essai de topographie historique
S

Forbach (57) Le château du Schlossberg 01

Publié le 05/02/2022 à 14:55 par scramasaxe Tags : cpa forbach chateau fort fortification
Forbach (57) Le château du Schlossberg 01
 
Les ruines du château (CPA ayant circulée en 1903)
 
Forbach (57) Le château fort du Schlossberg 01
 
 
Compléments en cours
 
Adapté de wikipedia voir lien internet
 
Forbach la ville
Pays France
Région Grand Est
Département Moselle (sous-préfecture)
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France (siège)
Gentilé Forbachois
Population municipale 21 597 hab.
Coordonnées 49° 11′ 20″ nord, 6° 54′ 03″ est
Altitude Min. 192 m Max. 388 m
 
Forbach Le château
Château du Schlossberg (Forbach)
Coordonnées 49° 11′ 00″ nord, 6° 54′ 02″ est
Pays France
Localité Forbach
 
 
La ville
Forbach (prononciation française : /fɔʁ.bak/) est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est. Localisée en Lorraine, dans la région naturelle du Warndt, c'est avec 21 552 habitants en 2017 la commune la plus peuplée de l'ancien bassin houiller lorrain et la troisième de son département.
 
Toponymie
Le nom de la commune est prononcé [fɔʁ'bak] en français et ['foʁbax] en allemand. En francique lorrain la ville se nomme Fuerboch et Fùrbach.
En 1015 Forbacum ;1147 Forsbas ;1277 Forperch ;1278Furpage ;1288 Forbach prope Linpach; 1291 Fourpach, Forpach, Forpac, Fourpac; 1297 Furpach; 1338Forbacleum; 1348 Fourpac; 1399 Furpach, Furbach; 1429 Fortspach; 1508 environ Forparum; 1645 Fortbach, Fyrtbach, Fourbach; 1793 Forbache
 
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Forbach est situé dans une région habitée depuis fort longtemps. Des vestiges des époques celtique et surtout romaine ont été trouvés sur son ban.
Le nom Forbach est germanique et décrit la situation de la ville : un ruisseau (Bach), près d’une forêt (Forst). À l’époque gallo-romaine, la grande route militaire de Metz à Mayence passait au sud-est de la forêt du Warndt, par la région de Forbach. Cette route a certainement favorisé le développement de la bourgade blottie au pied de la colline.
La Wendelstein est l'un des vestiges de l'habitat celte entre -700 et 200 de la région et se peut être admirée à l'entrée de l'hôpital Marie-Madeleine. Une pointe de flèche en silex y a été découverte en 1924, et en 1966 des outils, des clous, des urnes funéraires et des poteries. L'endroit est aussi appelé Hexenplatz, sa fonction étant de servir de pierre à sacrifice.
 
Du Moyen Âge à la fin de l’Ancien Régime
Le château fort est construit sur la colline du Schlossberg à la fin du XIIe siècle. Il est progressivement agrandi et, vers 1550, relié à la ville par un mur d’enceinte. Entre le Xe siècle et 1793, nombreux sont les seigneurs propriétaires de la seigneurie de Forbach. Johann Fischart, écrivain satirique prolifique, surnommé le Rabelais Allemand, a œuvré comme bailli au château de Forbach où il séjourna de 1583 à 1590.
La chapelle Sainte-Croix de Forbach est évoquée dès 1338 dans une lettre de l'évêque de Metz Adhémar de Monteil sous le nom de capella sancta crucis juxta Forbachum, elle est sans doute construite au XIIIe siècle. Elle fut fortement remaniée aux XIVe et XVe siècles. Elle était sans doute la propriété des voués de Hombourg-Haut depuis 1257. Elle est très endommagée pendant la guerre de Trente Ans.
 
Comme pour l'ensemble de la région, La guerre de Trente Ans fut particulièrement douloureuse et dévastatrice. Le duché de Lorraine est occupé par la soldatesque française en 1634. Le château du Schlossberg et le mur d’enceinte sont démantelés en 1635 sur ordre du ministre Français Richelieu. La chapelle Sainte-Croix est dévastée à la même période...
 
Pour la suite voir l"article de wikipedia
 
 
Le château
Le château du Schlossberg se situe dans la commune française de Forbach, dans l'Est du département de la Moselle. Il s'agit également du nom de la colline où il est construit, transformée aujourd'hui, la butte-témoin sur laquelle s'élève à 134 mètre de hauteur. La tour du même nom se trouve en avant du plateau de Gaubiving, élément avancé du plateau lorrain. Surnommée le mamelon vert, elle domine la ville de Forbach mais aussi la boutonnière du Warndt ainsi que les grands axes de communication entre Metz et les villes allemandes.
 
Le château fort a été élevé à cet emplacement surplombant l'antique route de Metz à Worms, peut-être dès le XIe siècle ou le XIIe siècle. Mais il n'est mentionné pour la première fois dans les textes de Thédoric de Werde qu'en 1257. Des éléments architecturaux conduisent l'historien Max Besler à situer sa construction vers la fin du XIIe siècle ou le début du XIIIe siècle, la dernière hypothèse étant celle retenue par Henri Wilmin.
 
À l'époque de Thédoric de Werde, au milieu du XIIIe siècle, le château comprenait un palais entouré d'une enceinte et au cœur duquel se trouvait un donjon carré. L'entrée se faisait par ce qui est ensuite devenu la quatrième porte.
 
Il a été fortifié et agrandi par Arnold VI de Sierck, le vieux. Celui-ci était devenu l'homme de confiance du duc de Lorraine René d'Anjou après la bataille de Bulgnéville en 1431 pour la protection des marches nord-est du duché. Entré en possession du château, il en améliora la protection par l'extension de l'enceinte et la mise en place d'une nouvelle porte (3e porte actuelle) et par la construction d'une tour à l'emplacement de la tour actuelle. Il construisit également des écuries.
Les seigneurs de Hohenfels Reipoltskirchen et ceux de Daun Falkenstein le transformèrent en palais fortifié de la Renaissance au milieu du XVIe siècle. Ils élevèrent une tour d'angle et un bastion.
Cela n'empêcha pas le pillage du château par les troupes de Christian Ier d'Anhalt-Bernbourg venues secourir Henri IV contre le duc de Lorraine Charles III au moment de la difficile succession au trône de France en 1591.
 
Les comtes de Linange Westerburg et d'Eberstein le relevèrent et y ajoutèrent des fortifications supplémentaires en 1607 avec la construction d'un nouveau bastion. Le château comprenait alors au moins six tours comme l'ont révélé des fouilles du XIXe siècle.
 
Il fut rasé le 14 décembre 1634 au cours de la guerre de Trente Ans. Le roi Louis XIII par l'intermédiaire du maréchal de La Force avait ordonné sa destruction dans le cadre de la démolition d'une série de châteaux qu'il estimait être une menace pour la présence de la France en Lorraine. Au début de 1635 il ne restait plus du château que des ruines et la colline reprit son aspect de mamelon vert.
 
Au moment de la Révolution les pierres restantes furent utilisées à d'autres fins après la cession de la colline devenue Montagne de la Fraternité à Pierre Ney. Le site passa ensuite dans les mains de diverses familles avant d'être racheté par Gustave Adt, important industriel local qui y entreprit des fouilles historiques.
 
La tour
La tour du Schlossberg est le symbole de la cité forbachoise. La tour actuelle octogonale a été construite en 1891 par l'architecte allemand Paul Tornow sur les vestiges du château. Haute de presque 28 mètres, elle ne se trouve pas à l'emplacement de l'ancien donjon mais à celui d'une tour d'angle ronde, la tour rouge, ayant vue sur la Sarre. C'est pourquoi on l'appelle parfois Tour Saareck.
 
La tour fait partie d'une série d'embellissements architecturaux réalisés durant la période de l'annexion à l'initiative de la famille des industriels Adt, successeurs de Pierre Adt qui s'est replié sur Pont-à-Mousson par francophilie, propriétaires des cartonneries situées au cœur de la ville.
 
Endommagée par les combats de la Seconde Guerre mondiale, la tour ne résiste pas aux intempéries qui suivent et doit être restaurée dans les années 1950. Elle a subi depuis cette époque des restaurations successives.
 
Le parc
En 1919 le parc entourant le château, partiellement pris sur les terres de la ferme appartenant aux industriels Adt devint parc municipal, l'éolienne, le chalet suisse et les bassins datant de l'époque allemande ainsi que la roseraie qui se trouvaient au cœur du Schlossberg ont été remplacés après la Deuxième Guerre mondiale par des espaces verts. Seule subsiste, en contrebas de la colline la maison forestière autrefois résidence du gardien du parc. Le parc a été réaménagé plusieurs fois et sert aujourd'hui de lieu de promenade à de nombreux Forbachois. Y sont organisées, par l'office de tourisme de Forbach des animations tous les dimanches de l'été.
 
Une origine du château plus ancienne.
Biblio: Gérard Giuliato et Cédric Moulis, « Forbach (Moselle). Château du Schlossberg », Archéologie médiévale, 38 | 2008, 248. (Des extraits voir le lien internet ci dessous)
 
La phase première correspond vraisemblablement à l’occupation du Schlossberg par le premier château de Forbach, édifié par les comtes de Sarrebruck (ou leur branche cadette), dont la première mention certaine remonte à 1257. Le rocher, d’un intérêt stratégique évident pour contrôler les déplacements des comtes de Metz, est investi par une fortification ovoïde utilisant au mieux les contraintes du relief. Un trou de poteau pourrait constituer le seul vestige observé d’une première enceinte en bois. Au sud du donjon, une première couche de mortier recouvre la roche-mère, et permet de supposer l’existence d’une structure en dur à cet emplacement dès les origines du château. Mais la quasi absence de mobilier empêche une datation...
 
Toujours à l’extérieur du bâtiment, le premier niveau semble recevoir deux remblais successifs, le second riche en faune et en mobilier céramique datable des XIIe-XVe s. La présence d’un carreau d’arbalète fin XIIe-XIIIe s. resserre la chronologie. Une nouvelle chape de mortier recouvre ensuite l’ensemble, témoin d’une restructuration de ce secteur. Cette étape ne semble pas postérieure à la fin du XIVe s...
 
À partir de 1436, le site revient en fief à Arnold VI de Sierck. D’après l’analyse stylistique et architecturale du donjon (homogène bien que le parement interne présente deux appareillages distincts) c’est à ce moment qu’un nouveau château est édifié - Le maigre mobilier céramique qui lui est associé (grès beige de Siegburg et commune grise) ne semble pas postérieur au XVe s...
 - Par-dessus, plusieurs briques de pavage vernissées ont été observées et le mobilier retrouvé, essentiellement datable des XVe-XVIIe s., confirme la chronologie. Ce niveau de sol fonctionne jusqu’au démantèlement du site, ordonné par le roi de France en 1634...
 
Pour lire l'ensemble voir le lien internet: Gérard Giuliato, Cédric Moulis...
Référence électronique
GérardGiuliato, Cédric Moulis« Forbach (Moselle). Château du Schlossberg » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne], 38 | 2008, mis en ligne le 24 avril 2019, consulté le 05 février 2022URL : http://journals.openedition.org/archeomed/21833 ; DOI : https://doi.org/10.4000/archeomed.21833
 
 
Légende sous les images
 
 
ForbachS1
Localisation (image Wikipedia)
 
 
 
D57ForbachWi1
Les ruines avec la tour octogonale construite en 1891 (image by Bloody-libu Wikipedia)
 
 
 
D57ForbachWi2
La colline du château au dessus de la ville (image  InXtremis at French Wikipedia.)
 
 
 
D57Forbach2
Bastions plus récents XVIe XVIIe siècles (CPSM)
 
 
 
D57ForbachWi4
Plan du château. En haut à gauche le donjon carré en bas à droite la tour rouge, 
appelée aussi Tour Saareck , remplacée par la tour belvédère (image par BESLER, Max 1895 Wikipedia)
 
 
 
57Forbach11000
Les ruines (CPA colorisée ayant circulée en 1904)
 
 
 
D57Forbach3
Vue aérienne des ruines (CPSM)
 
 
 
D57ForbachWi3
Les restes d'un logis pris du haut du belvédère. (image Sergentdu57 Wikipedia)
 
 
 
D57Forbach4
Les ruines avec des logis ? Au premier plan (CPSM)
 
 
 
57Forbach31000
Les ruines. (CPA colorisée vers 1900)
 
 
 
Biblio
Max Besler, Geschichte des Schlosses, der Herrschaft und der Stadt Forbach Hupfer, 1895 et 1913.
Henri Wilmin, Histoire de Forbach, Serpenoise, 1998
 
 
Internet
 
Forbach ville Wikipedia
 
Le château Wikipedia
 
Licence wikipedia
 
 
Gérard Giuliato, Cédric Moulis, « Forbach (Moselle). Château du Schlossberg » [notice archéologique], Archéologie médiévale [En ligne]
S

Manderen (57) Château fort de Meinsberg 01

Publié le 16/12/2018 à 15:04 par scramasaxe Tags : malbrouck meinsberg cpa centerblog fortifications chateau

Manderen (57) Le château fort de Meinsberg 01

Château de Malbrouck
Nom local Château de Mensberg
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction 1419
Fin construction 1434
Propriétaire initial Arnold VI de Sierck
Propriétaire actuel Conseil départemental de la Moselle
Destination actuelle Visite
Protection Classé MH (1930)
Coordonnées 49° 27' 26? nord, 6° 25' 58? est
Anciennes provinces de France Duché de Lorraine
Région Grand Est
Département Moselle
Commune Manderen

 

Le château de Malbrouck (historiquement: château de Meinsberg) est un château fort de la commune de Manderen dans le nord du département de la Moselle,au Pays des Trois Frontières, à proximité du Luxembourg et de l’Allemagne. Appartenant au Conseil Départemental de la Moselle, il fait partie du réseau Moselle Passion.

 

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis février 1930.
Au début du XVIIe siècle, le château de Meinsberg est ravagé par la guerre de Trente Ans (1618-1648) et transformé par la suite en exploitation agricole. Dès la deuxième moitié du XVIIe siècle, et à mesure que ses différents propriétaires se succèdent.

 

Le château servait de corps de logis pour l’exploitation agricole. L'agriculteur quitte le château en 1939, au début de la guerre. Le château est gravement endommagé par les obus en 1945. La famille d'agriculteurs abandonne le château en 1954 et s'installe  dans une nouvelle ferme un peu plus haut.
Certaines pierres du château auraient été utilisées pour construire cette ferme.

 

A cette période, l'histoire de la seigneurie de Meinsberg est celle d’un lent démembrement des terres et de la ruine progressive du château. Cet état  suscite néanmoins l’intérêt des érudits tout au long du XIXe siècle. Le classement du château "Monuments historiques" en 1930, l’intérêt que lui porte le Conseil Général de la Moselle, ainsi que plusieurs propositions de restauration le transforment petit à petit en élément du patrimoine. Hélas, les obus de 1945 achèvent de ruiner l’édifice et aucun projet de restauration à titre de dommages de guerre ne sera mis en œuvre. Le château est abandonné et livré au pillage.

 

En 1975, le Conseil Général de la Moselle décide de sauvegarder ce patrimoine et rachète le château. S'en suivent des années d'études archéologiques, historiques et
architecturales du monument, qui aboutissent en 1989 à ce qui sera l'un des plus  importants chantiers de restauration de Monument historique en France.
Cette restauration exemplaire a permis de redonner vie au Château de Malbrouck en lui conférant une nouvelle fonction : celle d'être un lieu patrimonial vivant où la culture y trouve toute sa place.

 

Fouilles archéologiques.
Archéologue à l'Association Fouilles Archéologiques Nationales, (Voir maintenant  l'INRAP à Metz) basée à Scy-Chazelles, Renée Lansival a suivi depuis 1990 toutes 
les campagnes de fouilles effectuées sur le chantier de Manderen. Au bout de ses  doigts, l'histoire du château a livré quelques secrets.

(Adapté de sources diverses voir les liens internet ci-dessous)

 

(Les légendes des CP et photos sont sous les images.)

D57_Manderen003Vue aérienne du château de Meinsberg avant la reconstruction.

 

ManderenS1_1

Localisation (image Wikipedia)

 

D57_Manderen_001Le château avant 1945.

 

D57Meinsberg0001Le château vers 1930.

 

D57Meinsberg0002Le château au début du XXe siècle (CPA).

 

D57Meinsberg0003Le château vers 1903 (CPA).

 

Biblio
Cahiers Lorrains: KRAEMER, FAJAL, Le château de Meinsberg : une forteresse lorraine au XVe siècle, 1986, Les Cahiers Lorrains:

Internet

Wikipedia Malbrouck Meinsberg
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Malbrouck

Licence Wikipedia
https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

Blog de Guy Lecomte
http://j57oihy.blogspot.fr/2014/11/le-chateau-de-mensberg-57-une.html?m=0

Le republicain-lorrain
https://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2018/09/18/1998-2018-les-20-ans-du-chateau-de-malbrouck-restaure#1_21

Mes articles précédents

http://scramasaxe.centerblog.net/54-manderen-57-chateau-de-meinsberg-01

http://scramasaxe.centerblog.net/55-meinsberg-57-chateau-de-meinsberg-02

 

Thionville (57) Le château 01

Publié le 18/05/2021 à 18:30 par scramasaxe Tags : thionville chateau fort donjon comtes luxembourg
Thionville (57) Le château 01
 
 
Thionville (57) La tour aux Puces à l'arrière (CPA colorisée vers 1900)
 
Thionville (57) Le château 01
 
 
Adaptée en partie de wikipedia et complété. (voir la biblio. et internet).
 
Un article sur le donjon (une rare tour Maitresse à 14 cotés) pour plus tard dans la rubrique "Donjon Tour Maitresse"
 
 
La ville
Thionville
Pays France
Région Grand Est
Département Moselle (sous-préfecture)
Arrondissement Thionville (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville (siège)
Gentilé Thionvillois, Thionvilloise
Population municipale 40 477 hab.
Géographie Coordonnées 49° 21′ 32″ nord, 6° 10′ 09″ est
Altitude Min. 147 m Max. 423 m
 
Le château
Protection
Monument historique Inscrit MH (1932)
Localisation
Pays France
Commune Thionville
Coordonnées 49° 21′ 28″ N, 6° 10′ 06″ E
 
Thionville (Diddenuewen en luxembourgeois standard, Diedenhofen en allemand Écouter) est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.
Ses habitants sont appelés les Thionvillois et sont au nombre de 40 586 en 2016. La ville est, de par ce fait, la deuxième du département en nombre d'habitants.
 
 
Localisation
La ville de Thionville est située sur la rivière de la Moselle, dans une plaine à l’est des côtes de Moselle, à mi-chemin entre Metz, située 31 kilomètres au sud ; et 
Luxembourg, sise 30 kilomètres au nord.
 
 
Toponymie
Mentions anciennes
Le nom de la ville est mentionné sous les formes : Dietenhoven en 707, Theodono villa et Theudonis villa en 772, Theotonis villa en 842, Didenhowen en 962, Duodinhof et Duodenhof au XIe siècle, Diesenhoven en 1023, Ditdenhof en 1033, Didenhoven au XIIe siècle, Thionisvilla en 1231, Tyonville en 1239, Dydenhowen en 1346, Dutenhofen et villa Theonis en1357, Diedzhofen et Thioneville en 1431, Diedenhoven en 1449, Théonville en 1542, Thyonville en 1552, Dietenhoben en 1576, Dudenhoffen en 1606, Diedenhoben en 1612, Diedenhoven ou Thionville en 1704.
La graphie Thionville devient définitive en 1793, excepté pendant les périodes de l'Alsace-Lorraine (1871-1918) et du Gau Westmark (1940-1944), durant lesquelles la commune porte le nom allemand de Diedenhofen.
 
 
Histoire
 
La période carolingienne
La ville est mentionnée sous le nom latinisé de Theodonis villa dans une chronique de 753 relatant le passage du roi Pépin le Bref dans ce domaine patrimonial. À sa suite, 
Charlemagne puis Louis le Pieux y séjournent. Au travers d’un acte daté de l’an 770, nous apprenons qu’un palais est installé à Thionville (Actum Theudone villa Palatio in Dei nomine feliciter), par la suite un autre acte évoque à nouveau l’existence de cet édifice (Actum Theodonis-villa Palatio Nostro). D’importantes décisions y sont prises, à l’exemple du Grand Capitulaire édicté par Charlemagne en 805 et de la Divisio Regnorum de 806, testament politique de l’empereur. C’est à Thionville que meurt en 783 la femme de Charlemagne, Hildegarde de Vintzgau et que se tient en 835 le concile rétablissant le roi Louis le Pieux. À quelques lieues de la ville sur l’autre rive de la Moselle, se tient à Yutz, en 844, un concile implorant les trois signataires du traité de Verdun de sauver par une entente fraternelle l’unité spirituelle de l’Empire.
La configuration du domaine carolingien n’est pas connue. Après l’an mil et les invasions normandes et hongroises, Thionville échoit à la faveur du morcellement féodal du Xe siècle aux comtes de Luxembourg dans le cadre du Saint-Empire romain germanique.
 
 
Thionville avait jusqu'au Xe siècle sous les règnes des empereurs Otton, Henri II, Henri III et Henri IV ; joui du titre de ville impériale. Il paraitrait que durant cette période, cette ville avait été soustraite à l'administration des comtes régionnaires. Ce ne fut que durant et à la faveur de la longue guerre civile qui éclata dans l'empire germanique sous le règne de Henri IV, que les descendants du fondateur de Luxembourg, le comte Sigfroy, s'érigèrent en comtes héréditaires des divers comtés qu'ils avaient jusque-là administrés en qualité de comtes bénéficiaires, et que Thionville fut réuni au nouvel État.
 
 
La période luxembourgeoise
Le secteur de la « Cour du château », premier noyau de la ville de Thionville, semble correspondre à l’emplacement d’un domaine carolingien, palacio publico, mentionné en 770, où séjournèrent à plusieurs reprises Charlemagne et ses successeurs. Il aurait englobé une chapelle construite d’après un chroniqueur dans le premier quart du IXe siècle par Louis le Pieux sur le modèle de celle d’Aix-la-Chapelle (instar aquensis) et rasée en 939 par les partisans du futur empereur Othon Ier. Aucun élément ne permet aujourd’hui d’affirmer que la base circulaire de la tour aux Puces, réputée carolingienne, en serait le dernier vestige. 
 
 
La Charte de Franchise de 1239 confirme son existence : elle astreint en effet les bourgeois à y monter la garde à chaque fois que la nécessité s’en fait sentir.
Par ailleurs, il ne semble pas que la bourgade, encore très rurale, ait possédé un rempart  au mieux une levée de terre en assurait la protection.
 
 
C’est donc à partir de 1239 au travers de la charte octroyée par le comte Henri V le Blondel que les Thionvillois se voient chargés des contraintes militaires. Cette charte vient après celle concédée trois ans plus tôt à Echternach (1236), et cinq ans avant celle de Luxembourg (1244). Un ensemble d’amendes frappe les bourgeois qui ne mettent aucun zèle à remplir leurs obligations.
 
 
Dans le même temps, la ville se fortifie, adoptant un système de rempart à petites tours en demi-lunes, séparées par des courtines. Partout, ces constructions en grès d’Hettange présentent une épaisseur constante d’un mètre. Le château, le quartier de la place du marché et celui de l’église paroissiale Saint-Maximin s’abritent derrière l’ensemble.
Le périmètre de la ville médiévale est très réduit : l’arrière de la rue de la Poterne, de la rue Brûlée et celle du Quartier représentent grossièrement les limites Nord.
Le trapèze ainsi dessiné, adossé à la Moselle par sa base et circonscrit par les trois autres côtés par un fossé rempli d’eau, ne possède que deux entrées, les portes de Metz et de Luxembourg, probablement encadrées de tours et peut-être une poterne donnant sur la rivière. Notons toutefois que l’emplacement à cette époque de la porte de Luxembourg ne correspond pas à celui, définitif, du XVIe siècle : elle se situe alors au niveau de la rue de l’ancien hôpital.
 
 
En 1389 la ville obtient le droit de lever le Weinrecht — droit sur les vins qui se vendent — pour trouver le financement permettant l’entretien des murs et tours d’une place en mauvais état alors qu’elle est ville frontière : à l’époque, le comté de Luxembourg ayant été élevé au rang de duché par l'empereur Charles IV de Luxembourg, roi de Bohême, elle fait face au duc de Lorraine, au duc de Bar, à la ville de Metz ou à l’évêque de Metz.
 
 
Grande source de dépenses également, l’entretien des chemins d’accès tracés dans le marais partiellement drainé : c’est alors une place forte de plaine tirant parti des basses terrasses facilement inondables et des marécages utilisables seulement au moyen de multiples passerelles.
 
 
Bourguignonne à partir de 1461, Thionville passera ensuite par héritage aux mains des Habsbourg en 1477 puis à la mort de Charles Quint fera partie des Pays-Bas Espagnols.
Du point de vue administratif, la châtellenie de Thionville fut érigée en 1315. Plus tard, la ville devint le chef-lieu d'une prévôté, dont dépendaient environ 72 communautés en 1473, 53 en 1528 et 80 en 1537. Plusieurs villages luxembourgeois se retrouvaient plus ou moins enclavés dans cette prévôté car il n'en dépendaient pas. Pour un certain nombre d'entre eux, c'est parce qu'ils dépendaient d'une seigneurie qui n'était pas foncière.
 
 
Le château fort des comtes de Luxembourg.
À partir du Xe siècle, Thionville passe sous domination luxembourgeoise et les comtes de Luxembourg édifient un château fort au même endroit.
 
 
Château très probablement agrandit par Henri IV de Luxembourg Henri de Namur, dit Henri l'Aveugle, né vers 1112, mort à Echternach le 14 août 1196, fut comte de Luxembourg de1136 à 1189 et comte de Namur de 1139 à 1189. Il était fils de Godefroi Ier, comte de Namur, et d'Ermesinde de Luxembourg.
 
 
La tour aux Puces, puissante tour polygonale à quatorze côtés, probablement construite au XIIe siècle, en constituait probablement le donjon. L’enceinte de 140 sur 80 mètres, défendue par plusieurs tours dont ne subsistent que « les tours jumelles » restes de l'entrée du château coté ville seul accès entre le château de Thionville et la ville proprement dite, cette porte fortifiée est décorée d’une stèle aux armes de Thionville, symbolisées par trois tours. Ce passage fortifié entre le château et la ville, bien qu’ayant été modifié depuis le Moyen Âge, a conservé le passage de la herse, cette grille métallique barrant l’entrée tandis que du côté ville, deux tours jumelles à toiture en poivrière flanquaient le dispositif central.
Il resta aussi la tour d'angle nord au fond de la cour du tribunal 
 
 
Le plan du château est toujours lisible sur le plan de la ville. Ce château de Thionville comprenant des granges pour stocker les redevances du domaine comtal et une chapelle dédiée à saint Nicolas (dont la localisation est aujourd’hui inconnue) devient à partir de 1292 la résidence du prévôt.
 
 
À la même époque, une ville se développe à l’extérieur de cette première enceinte. Le passage entre les deux entités topographiquement autonomes s’effectue par la poterne des tours jumelles sans doute construite (ou reconstruite) au XIVe siècle, restaurée en 1542-1543. Lors des travaux de modernisation des fortifications et reprise au XVIIIe siècle (percement de fenêtres en 1771).
 
 
À partir de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe siècle, des familles nobles obtiennent le droit de se construire une demeure à l’intérieur de l’enceinte du château
 (hôtel de Raville-Septfontaine, hôtel de Créhange-Pittange, hôtel d’Eltz).
 
 
Entre 1542 et 1558, de gros travaux de remparage effectués pour la cour de Bruxelles sous le contrôle d’Adam de Volkrange afin de moderniser la place, aboutissent à la destruction de la majeure partie des courtines et d’une partie des bâtiments qui sont ensevelis sous les nouveaux terrassements. En 1903, les travaux de démolition des fortifications mettent en valeur la tour aux Puces qui est dégagée de ses constructions annexes. 
 
 
La tour aux puces fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 mai 1932.
La destruction de plusieurs bâtiments côté Moselle vers 1947 achève de conférer à la Cour du château son aspect actuel.
 
 
La Tour aux Puces est le donjon du château des comtes luxembourgeois. On peut encore voir du côté Nord-Est ses fondations.
Une erreur de relecture ou de traduction du Luxembourgeois au Français a donné son nom à la tour, qui a longtemps fait travailler l'imagination des habitants des alentours de Thionville.
La tour à quatorze côtés repose sur une fondation circulaire de 2,5 à 3 mètres de hauteur dans laquelle beaucoup d’auteurs ont voulu voir les restes d’une chapelle carolingienne (emplacement d’un ancien domaine carolingien), mais qui semble plutôt contemporaine de l’élévation polygonale. Erigée avec des blocs d’origines diverses dont plusieurs remplois d’édifices antérieurs (Carolingiens). Si le gros-œuvre est en grande partie d’origine, l’essentiel des percements est postérieur et il ne reste aucune trace des dispositions intérieures primitives si ce n’est des corbeaux dans la cour témoignant d’un ancien étage disparu.
 
 
En 1292 la tour devient le siège de la prévôté et le demeure jusqu’au milieu du XVIe siècle. À la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle, grande campagne de travaux, tant à l’extérieur (percements, ajout de bâtiments annexes) qu’à l’intérieur (grand mur de refend intérieur, cheminée de la salle 7 aux armes de Jean IV de Raville), réduit sous l’escalier, cheminée au 2e niveau de la cour qui n’existait donc pas encore…). À la suite des travaux de remparage effectués par les Espagnols entre 1542 et 1558 en bordure de la Moselle, la tour est intégrée au domaine militaire et réaménagée dans la seconde moitié du siècle : percements et modification des aménagements intérieurs.
En 1583, comme le stipule une inscription, voûtement des pièces du rez-de-chaussée. Celui des pièces entresolées et des deux pièces du 1er étage est apparemment de la même époque (cf. les armoiries de Wirich de Créhange sur la clef de voûte de la salle 5). L’escalier en vis vers le 2e étage serait du XVIe siècle ainsi que les deux colonnes du 2e étage. 
Ces dernières étant destinées à soutenir des pièces d’une charpente à faîte central, on peut en déduire que la toiture polygonale à forte pente d’origine n’existait déjà plus à cette date. L’aménagement de la cour (visible sur les plans du XVIIIe siècle) pourrait aussi remonter à cette période de grand bouleversement des volumes. Aux XVe et XVIe  siècles, modifications de détails, telles que des reprises de percements.
L’essentiel des projets de 1733 pour la transformation en prison militaire ne semble pas avoir été réalisé. La tour qui reste propriété du Génie tout au long du XIXe siècle est restaurée sous l'annexion allemande. En 1880, la couverture de la tour est refaite, en zinc côté Moselle, en tuiles sur la cour. En 1903, les travaux de démolition des fortifications mettent en valeur la tour en la dégageant de toutes ses constructions annexes. En 1904, la ville décide d’en faire un musée et elle est à nouveau restaurée avec construction de la terrasse et adjonction de créneaux du côté de la rivière. Les bombardements américains, au cours de la Seconde Guerre mondiale, lui ayant causé d’importantes dégradations, elle est une nouvelle fois restaurée pour la réouverture du musée en 1966.
 
 
 
Légende sous les images
 
 
ThionvilleS1
Localisation (image Wikipedia).
 
 
 
57Thionville3
Le donjon, la Tour aux Puces (Puits). (photo Wikipedia Aimelaime).
 
 
 
57Thionville4
Les tours jumelles, porte d'entrée du château coté de la ville (XIIIe siècles puis fortement remaniée jusq'au XVIIIe siècle). CP vers 1950,1960).
 
 
 
57Thionville7
La porte d'entrée récemment (photo Wikipedia Aimelaime).
 
 
 
ChateauThionvNv
Plan partiel du Château. (image scramasaxe).
 
 
 
 
 
 
57Thionville6
La tour aux Puces. CPA vers 1900).
 
 
 
57Thionville1
Autre vue du donjon. CPA vers1900.
 
 
 
57Thionville5
La Tour aux Puces (le donjon). CP vers 1960 ?
 
 
 
57Thionville2
La porte d'entrée (les tours jumelles) coté intérieur du château. (image Wikipedia photo Aimelaime).
 
 
Thionville2S1000
Le donjon (Tour aux Puces- puits). CPA Vers 1900.
 
 
 
 
Biblio.
 
 
Dictionaires des châteaux de France. Lorraine par Jacques Choux. Berger-Levrault 1978. Thionville p220 par Gabriel Stiller.
 
 
 
Internet
 
 
Wikipedia la ville
Licence wikipedia
 
 
Le musée
 
 
D1140-1180 Thionville (57) Le Château La Tour aux Puces 01
S